Diaconesses sexy, fesses en bandoulière et seins aux aguets… Le pape veut des « prêtres » femmes !  

J’ai lu l’article, de Osservatore Romano. C’est le quotidien officiel du Vatican, la presse d’Etat du saint Siège. Elle relate une rencontre que le Souverain pontife a eue avec quelques milliers de femmes à Rome. Je pense que c’était à l’occasion de la journée des mères ou quelque chose comme ça début mai.

Avant tout, le Pape n’a pas évoqué des femmes prêtres, il en veut pour le moment en diacres. On dira plutôt « diaconesses » pour faire l’accord. Mais aussi féminiser un peu cette générosité papale si peu attendue. Le sujet est très peu évoqué au Vatican, entre les prélats pour la simple raison qu’ils sont tous des hommes. Barbus et ventrus. Bons buveurs de vin et des misogynes modérés. Qui ne conçoivent la femme qu’à la cuisine ou faisant des enfants au mieux, au pire, dans leurs lits qui, malgré le célibat chanté ne sont pas moins profanés par quelque fluidité spermatique. Mais là n’est pas le problème. Il est ailleurs et pour moi.

D’abord, c’est quoi un diacre ? C’est un Clerc, donc un prêtre avec quelques limites ou un prêtre en devenir. Premier degré du sacerdoce, le diaconat est l’étape juste avant d’être ordonné prêtre. Mais on accède aussi au diaconat par l’ordination, diaconale. On peut en être un de « permanent » et donc diacre à vie, ou y passer rapidement, souvent quelques mois à un peu plus d’un an et on devient prêtre. Le diacre peut faire tout ce que le prêtre fait, à l’exception de la célébration eucharistique et le sacrement de pénitence, communément appelé « confession« . Il peut être vicaire, administrateur paroissial (donc curé par défaut) et occuper tout autre poste qu’un prêtre occupe dans le diocèse ou dans une communauté.   Ensuite, j’imagine, à la sacristie, alors que les servants de messe s’organisent pour une célébration, le diacre, qui vient, toute charmante. Yeux perçants de chats égarés, coup de girafe, la poitrine fournie et redondante, le postérieur rebondissant, souriante et sensuelle. Je veux dire, femme africaine tout court ! Enfile l’amict, ravale son corps dans une aube et mettre une chasuble qui, sans doute mettra davantage en bandoulière ses rondeurs. Et la messe commence…. Rire aux éclats ! Quelle IN-imagination ? Et enfin, après, elle a sa chambre au presbytère, au milieu d’une demi-douzaine de prêtres, mâles. Et que Dieu n’interdisant pas des coups de bonheur, elle s’enquiquine avec le galant vicaire et qu’entre un verre de vin de trop et quelque légèreté anti-canonique, ça arrive, la consommation prohibée.

 

Revenons à nos moutons, si ce n’est moutonnes. Non j’ai du mal, à comprendre que dans quelques années, on aura des diaconesses et sans doute des prêtresses. On ne peut pas longtemps les accepter diaconesses sans en autoriser quelques-unes à devenir prêtresses. Ce serait le comble pour moi, amoureux de l’Eglise traditionnelle et passionné des traditionnalistes et autres vieillerie de notre grande Eglise catholique romaine. L’idée n’est pas inacceptable, c’est passer à l’acte qui sera douloureux. Pour une Eglise longtemps restée aux mains d’hommes. Le Pape évoque même, humour tolérance argentines obligent, une femme à la tête d’un dicastère, « ministère » dans la Curie romaine, gouvernement de l’Eglise catholique. Pour moi qui fus quelques années journalistes couvrant l’actualité de Rome, et qui ai vu, abondamment cette communauté d’hommes en rouge vif, fiers et dominateurs, je veux bien, voir un de ces jours, une femme prêtre, évêque, cardinal… Ah wey ! Nos enfants auront à voir des choses.

 

Il paraît que cela va avec notre temps, le temps, pas le mien. Et les églises protestantes sont déjà trop en avance, avec des femmes pasteures, évêques pour les églises méthodistes et anglicanes. Il paraît que l’Eglise catholique est en retard. Je ne sais plus quoi dire ? Ca fait rire, et ça peut inquiéter des traditionnalistes comme moi, que le Pape l’évoque, des femmes en soutanes ? Oh mon Dieu, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font, ce qu’il dit, parlant du Pape.

 

Non, plus sérieux, l’idée est audacieuse. Preuve que François surprendra toujours l’Eglise et le monde. Mais restons vigilants. Pour que le forcing dans les réformes n’étouffe pas l’Eglise déjà fragilisée par mille scandales dont celui de la pédophilie ambiante ! Prions pour que l’Eglise y arrive, toujours solide et unie, encore que quelques cardinaux boudent déjà un Pape trop « à gauche ». Faites comme moi, un Pater noster et 10 Ave Maria pour que Marie repousse le plus loin possible l’idée de femmes prêtres… ! Ah non, elle est femme celle-là.

 

MAX-SAVI Carmel, cotonou,BENIN

Article paru dans le Journal Tribune d’Afrique n°113 du 18 mai 2016


Commentaire

commentaire

Vous aimerez aussi...

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

}