Florent Houessou, Président Jeunesse ABT: « Bio Tchané est une chance pour la jeunesse béninoise»

Le patron de la jeunesse ABT ne doute plus de la victoire de son mentor

Le patron de la jeunesse ABT ne doute plus de la victoire de son mentor

 

Un parcours académique sans faute en France. Licence et maitrise en économétrie depuis une décennie, puis un Master de Gestion de risques en Finance et Assurance décroché brillamment à l’Université de Cergy Pontoise, Florent Houessou a un cursus atypique, comme si son présent justifiait à lui seul tout ce passé dense. Son DESS finance, à l’Ecole des Sciences de la Gestion (Université du Québec à Montréal) en poche, c’est un homme qui fait le pont entre finance et économie qui retourne dans son pays d’origine. Le souci de servir son pays ne l’a jamais quitté. Au Togo où il travaille pour une grande banque après plusieurs années à la Banque Nationale du Canada, il prépare son doctorant à l’Université de Lomé. Depuis quelques mois, Président de la Jeunesse ABT, il a accepté de répondre à nos questions. Bonne lecture !

 

Vous êtes le président Jeunesse de ABT depuis peu, est-ce que ce n’est pas trop tard pour influencer le prochain scrutin en faveur de votre candidat ?

 

Sans doute que j’aurais pu être élu plus tôt. Mais je ne pense pas que ce soit le point le plus important du processus en cours. Je ne crois pas non plus que ce soit cela qui aurait pu changer fondamentalement le destin qui se joue, celui de tout un peuple mais surtout d’un homme à la rencontre historique du peuple. Encore que je ne suis qu’un maillon dans toute la chaine qui mène à la victoire. L’essentiel se joue autour du candidat lui-même, ses potentialités, ses atouts, sa détermination à sauver le pays de la dérive quasi suicidaire dans laquelle il se trouve.

 

Vous êtes un doctorant en économie, est-ce cela qui vous a rapproché de votre mentor, lui aussi économiste de renommée ?

 

Non, pas forcément. Je n’y ai jamais pensé vraiment mais cela peut avoir ramollir les affinités. Le fait d’aborder les questions économiques avec facilité peut, je pense, nous avoir rapporché. Mais il y a sans doute plus que cela.

 

Mais ne dites-vous pas que votre candidat a peu de chance d’autant qu’il n’a fait que piètre score en 2011 ?

 

Et contexte et les paramètres étaient très différents.  En 2011, il avait un président sortant et vous savez tous qu’en Afrique, un président sortant monopolise d’immenses chances de remporter. On a très peu vu de présidents africains sortant qui ont perdus. Ensuite, beaucoup de chantiers étant, il faut le reconnaitre en cours en ce moment, le président peut en faire des instruments de campagne, prétendant les finir une fois réélu. Il avait aussi un poids lourd en jeu, Adrien  Houngbédji et tant d’autres facteurs. Cela n’a pas empêché ABT d’être troisième. Aujourd’hui, tout cela écarté, il a toutes les chances de remporter la prochaine présidentielle.

 

Qu’est-ce qui vous rassure aujourd’hui plus qu’hier ?

 

Plusieurs choses toutes aussi importantes l’une que l’autre. D’abord, la situation du pays. La courbe économique qui ne fait que s’embourber et en tant que banquier, je sais ce dont je parle. Ce qui engendre malgré les efforts des Béninois une paupérisation qui ne saurait durer longtemps et surtout des difficultés conjoncturelles évidentes à y remédier durablement. Ensuite, le besoin certain de renforcer les acquis démocratiques et de procéder à de profondes réformes institutionnelles et constitutionnelles qui confortent l’état de droit que nous construisons depuis le début des années 1990. Cela passe par le renforcement des institutions au détriment des hommes, la stabilisation de la démocratie et la garantie des libertés, furent-elles individuelles ou collectives. Enfin, quand on voit les candidats annoncés déjà dans la course, il y a de quoi être rassuré que nous avons le meilleur homme, par son expérience, son parcours et sa vision.

 

Qu’est-ce qui différencie Abdoulaye Bio Tchané des autres candidats ?

 

Son histoire particulière. Un homme qui appartient à tout le pays en ce sens qu’il est aussi bien du Nord que du Sud, c’est important dans un pays où le tribalisme a malheureusement dominé le débat qui devrait être plus élevé. Je l’ai suivi lors de sa tournée en Europe, notamment à Tour où il a insisté sur cet aspect. Des gens de partout travaillent d’ailleurs avec lui, j’en veux pour exemple moi-même qui ne suis pas de la même zone géographique que lui. Mais le plus important est ailleurs, c’est l’homme en lui-même. Il a un parcours national en tant que ministre des finances notamment, ce qui lui a permis en son temps de faire ses preuves et relever l’économie de son pays comme nous avons dû tous le constater. Il est arrivé à ce ministère à un moment stratégique. Son parcours international respectable avec le poste de Directeur Afrique du FMI (Fonds Monétaire International) qui lui a permis de tisser son réseau, qu’il exploite encore aujourd’hui. Puis, président de la BOAD (banque Africaine de Développement), ce qui l’a permanemment mis en contact avec la réalité économique du Bénin et des pays voisins et qui lui a permis aussi de pouvoir, par un lot de projets, faire ce qu’il pouvait pour le bien de l’Afrique. ce qui est remarquable, c’est que partout, il a été compétent et innovateur et surtout, il ne traîne pas de casseroles sales. Ce n’est pas évident pour d’autres candidats, avec ce que vous en savez. Bio Tchané peut prétendre avoir un parcours exemplaire0. En cela, dans un monde où la vertu se fait rare, il est àn la fois un exemple et un modèle, modèle pour la jeunesse, exemple pour toute une Nation. On ne le dit pas assez, mais il a réussi, malgré ces postes délicats, à éviter des scandales de tous ordres. C’est ce qui, personnellement, me séduit chez un tel homme.

 

On reproche souvent à vote candidat d’être un homme froid, un intellectuel introverti et en déphasage avec la réalité ?

 

C’est ne pas le connaître du tout que de le dire ou même de le penser. Froid ? Sans doute qu’il peut être plus enthousiaste. Il est de nature réservée, ce qui me semble être une qualité et nous éviterait d’avoir un président hyper actif, qui se trouve sur tous les fronts et empêche ses ministres de travailler. (Rire…), c’est au moins une garantie. Plus sérieusement, bien qu’un peu discret, c’est un homme qui est en contact avec la réalité plus que vous ne le dites. Il ne fait que cela, rencontrer des gens, toucher du doigt ce qu’ils vivent, aller visiter des Béninois de partout, du territoire national et de la diaspora. Il revient d’ailleurs de l’Europe où il en a rencontré pas mal. Il est très informé. Mais comme tout intellectuel, il est sans doute prudent, c’est ce qui lui a permis de faire son parcours sans faute. Mais ce qui est qualité ailleurs peut être perçu comme un défaut ici.

 

En quoi la jeunesse est-elle au cœur de son programme ?

 

Il n’a de cesse de le dire, l’avenir, c’est la jeunesse. Imaginez-vous que dans 30ans à peu près, en 2050, il aura en Afrique, plus de jeunes que d’adultes. Aujourd’hui déjà, 40% de la populations est jeune (moins de 35 ans), d’ici là, on aura encore plus de jeunes. Est-ce que dans une telle situation, toute priorité ne doit-elle pas être réservée à la jeunesse, à nos jeunes ? il le dit tout le temps, il fait ce combat pour les jeunes. Il ne fait pas de doute que pour lui personnellement, l’avenir est déjà derrière, et je pense fondamentalement qu’il se bat pour que le nôtre soit meilleur. Donc pour revenir de façon concrète à la question, le plus important, dans cette situation est de donner travail aux jeunes, mettre la jeunesse assidûment au travail et lui offrir des perspectives. Vous savez mieux que moi que cela est un enjeu d’autant qu’une crise économique ayant menacé la plupart de spays, la croissance a chuté drastiquement. Dans une Afrique où, il y a 5 ans et plus, la croissance avoisinait deux chiffres dans plusieurs pays, non seulement elle a chuté, mais rivalise au bas niveau avec la croissance des pays développés. Il est impossible, sans accroitre cette croissance économique, de renverser la tendance du chômage et surtout, de déchainer l’espoir économique. Qui mieux que lui, dans les conditions actuelles peut le faire ? Il est celui qui a, de tous les candidats actuels, l’expérience et le parcours indispensables à une telle mission. Donc mettre la jeunesse au travail, ensuite, soutenir le mérite. Vous savez pourquoi beaucoup de jeunes se découragent ? Parce qu’ils estiment, souvent à raison, que leurs méritent ne sont pas estimés à leur juste valeur. Le népotisme et le favoritisme font que les bonnes personnes sont rarement au bon endroit. Cela décourage les jeunes. Abdoulaye Bio Tchané va donner une place particulière au mérite et à l’excellence. Enfin, l’innovation et l’esprit d’initiative sont les bases du développement, notre candidat soutiendra les initiatives qui viendraient des jeunes. Enfin, il le dit souvent en privé, il donnera une place importante aux jeunes dans son équipe et son cabinet. C’est la preuve de la confiance qu’il leur fait, qu’il nous fait.

 

Qu’est-ce que vous dites pour convaincre les jeunes de vous suivre ?

 

Voici quelqu’un qui a l’esprit jeune et qui peut être pour tous un modèle, soutenons-le pour y arriver.

 

Propos recueillis par Prudence ADIGBI

pour Afrikaexpress/Tribune d’Afrique/ Radio Afrika Inter 

 


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